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03 mars 2009

Nous aurons toujours Paris, Eric FAYE

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Enfants, le monde était peuplé de merveilles. Il nous paraissait magnifique, simple, beau, à l'image de ces vignettes que nous recevions en classe lorsque nous étions sages.

Un brin nostalgique, conscient d'un changement (d'une perte ?) dans la perception qu'il a de la réalité, presque d'une duperie, Eric FAYE nous emmène à la découverte de son univers merveilleux, nous berce d'une écriture qui porte, qui invite à la rêverie. Il nous raconte les paysages, les situations, les gens, et le monde a presque l'air neuf et vivant. Très beau livre.

Romain

27 février 2009

Le koala tueur, Kenneth COOK

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L'auteur nous raconte la faune de son pays : l'Australie. Bien sauvage, bien méchante. Des histoires de beuverie, des histoires de chasse, de pêche, bref des histoires d'homme, à l'ancienne.

D'une écriture qui va droit au but, presque violente mais facilement ironique ou à double tranchant, ces nouvelles nous portent au coeur de ce pays des fermiers en 4x4 et des aborigènes nus (hum hum...).

Romain

19 février 2009

La vie des pierres, Rick BASS

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Sous forme de nouvelles : de vraies expériences de vie. La chasse, l'affût, l'amour, la marche, le partage, l'enfance et tant d'autres. La nature est toujours aussi présente, elle sert de cadre et, mieux, de support à ces expériences. L'épaisseur des personnages vient de leur histoire, du rapport qu'ils ou elles entretiennent avec la terre et la nature.

Splendides descriptions. Pulsions adolescentes ou besoin d'adulte ; le contact avec le vrai, la nature, est essentiel et sublimé dans ce beau livre.

Romain

05 février 2009

Un été ardent, Andrea CAMILLERI

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Des méthodes pas très règlementaires mais plutôt inspirées. Un peu comme si l'on cherchait à vérifier la règle selon laquelle plus on se trouverai au sud, plus l'on fonctionnerai à l'instinct.

La nouvelle enquête de Montalbano, toujours avec l'accent et les petites recettes à tester chez soi, sous la chaleur écrasante du soleil de l'Italie du Sud.

Romain

04 février 2009

Le sang des Dalton, Ron HANSEN

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La légende de l'Ouest ! Racontée par le dernier Dalton en vie au milieu du XXème siècle, c'est la vie des Dalton : leurs petits larçins, leurs gros coups, et leur mort. Pousuites à cheval, grandes plaines, stetson, désert du Grand Ouest, shérifs, peacemaker, poker, whisky, croquemort, putes mexicaines... Tous les éléments y sont, il manque juste la musique d'Ennio Morricone.

Et on assiste aux fusillades avec les badauds, et on se précipite pour détrousser les cadavres des célébrités qui viennent de se faire refroidir au milieu de la grande rue.

Romain

03 février 2009

Chemins de poussière rouge, MA Jian

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Victime de la lutte contre la "pollution intellectuelle" lancée par Deng Xiaoping, Ma Jian abandonne Pékin pour se jeter dans le coeur de son pays. Il part à la rencontre de la Chine. C'est donc le récit, fort, de ses voyages à pied, en autostop, de ses rencontres.

Il y a de gros passages. Notamment celui où il se retrouve dans un hôpital la nuit avec des "camarades" poètes imbibés comme lui, à déguster une chouette morte trouvée dans un bocal rempli de formol.

Notre auteur est un personnage attachant, un peu fantasque, il ne nous épargne rien.

Romain

30 janvier 2009

Capitalisme et pulsion de mort, Gilles DOSTALER & Bernard MARIS

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Pour présenter ce travail, tentons un résumé à la hache. Pour Keynes, on peut désirer l'argent pour lui-même : épargner. Pour Freud, il existe une pulsion de mort, qui se traduit par le principe du plaisir immédiat. Comme cette pulsion de mort est contrée par une pulsion de vie, on peut-être tenté de reporter le plaisir immédiat (l'achat d'une voiture rouge ou d'une jolie montre par exemple), et donc d'épargner finalement. Hors l'épargne, c'est une fuite d'argent liquide dans le système... Voici la base de la construction.

Par le prisme de plusieurs auteurs, et notamment donc Freud, Keynes et Levi-Strauss, est abordé le capitalisme et ses apories, de l'inégalité constitutive aux horribles fins possibles, probables.

Pour en finir, l'analyse et l'écriture sont, malheureusement, assez limpides pour qu'il n'y ait pas contresens possible.

Romain

20 janvier 2009

Paris-Brest, Tanguy VIEL

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Roman noir, roman familial. C'est la vie d'un bonhomme qui habite à Brest, l'appartement au-dessous de celui de sa riche grand-mère, et dont l'histoire de famille n'est rien moins que trouble. Il y a encore davantage de personnages horribles que dans la vraie vie.

L'écriture participe de cette confusion organisée : on se fait plaisir dans cette lecture, et on n'a vraiment pas envie de lâcher le livre.

Romain

17 janvier 2009

L'autofictif, Eric CHEVILLARD

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C'est absurde, parfaitement absurde, et ça me fait beaucoup rire. L'idée, c'est de mettre sur papier le contenu d'un blog. On pourrait y voir la tentative de fixer ce qui n'est, sur le net, que bien éphémère ; consommé. Ce n'est pas vraiment le sujet en fait. Pour mettre cet excellent travail en valeur, rien ne vaut la bonne et simple citation : "J’ai croisé ce matin une paire d’enfants jumeaux habillés et coiffés de la même façon, j’en ai giflé un et l’autre depuis me suit partout en réclamant sa baffe."

Bref, de quoi réjouir en cette bonne période de début d'année !

Romain

07 janvier 2009

Un fou ordinaire, Edward ABBEY

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Un fou ordinaire, pour bien commencer, c'est déjà l'histoire d'un gars pas comme les autres. Ce bonhomme, il aime le désert, il aime s'y promener, s'y frotter même, quitte à avoir soif. S'il a des idées intéressantes; elles peuvent ne pas toutes vous plaire.

Ce qui est vivifiant, c'est la façon dont-il parle de ce lieu : le désert. Lieu d'aventure et de stabilité, libre et dangereux. On se sent viscéralement happé par la force avec laquelle Abbey nous le plante dans l'esprit.

Romain