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14 octobre 2017

La Forteresse impossible, Jason Rekulak

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22.80 € - Actes Sud

Du temps où PlayBoy était le summum du porno, trois adolescents en quête de sensations fortes vont élaborer un scénario digne d’un James Bond pour avoir entre les mains de quoi nourrir leurs premiers fantasmes sexuels. Suspense garanti.

Quand on a 14 ans en 1987 au fin du du New Jersey, on est prêt à tout pour récupérer un exemplaire du Playboy où pose en couverture LA présentatrice LA PLUS SEXY du pays… Mais internet balbutie, et la loi est respectée, ils sont mineurs. C’est le point de départ de cette tragi-comédie que l’on dévore. Ils sont trois adolescents, Billy, Alf et Clark. Billy, le narrateur s’ennuie au collège et ne vit que pour l’informatique, c’est un autodidacte de la programmation, qui a même réalisé un jeu : La Forteresse impossible. Grâce au scénario élaboré par nos 3 compères pour récupérer un exemplaire du PlayBoy, il va faire la connaissance de Mary, La fille du magasin de journaux, un petit génie de l’informatique. Il est censé la séduire, mais les choses vont se compliquer. Un beau livre sur l’adolescence, et toutes ses facettes, le regard des autres, la difficulté à trouver sa place, les premiers émois, le gouffre du désir.

Les dialogues sont vifs et drôles, l’écriture alerte, l’histoire pleine d’imprévus plus rocambolesques les uns que les autres. En refermant le livre, on a la nostalgie d’avant la toile, quand on n’avait pas accès en deux clics à YouPorn, l’aventure pouvait être totale...

Marion

article paru dans le numéro de Page d'automne 2017

05 octobre 2017

Underground Railroad, Colson WHITEHEAD

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22.90 - Albin Michel

Ce récit très prenant nous plonge avec Cora dans l'enfer que vivait les populations noires à l'époque de l'esclavagisme. Ainsi lit-on les péripéties qui vont suivre son évasion de la plantation dans laquelle elle était détenue. Colson Whitehead est un écrivain contemporain et ce roman a bien sûr une portée "politique" : sur quelle base reposent les relations blancs/noirs aux EU, quelle est leur histoire ? C'est riche, intelligent, passionné, militant.

Romain

29 septembre 2017

Je m'appelle Lucy Barton, d'Elisabeth Strout

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Ed Fayard, 19 €

 

Peut-on savoir qui l’on est quand la vie vous a malmené dès l’enfance et que la seule solution a été de fuir ?

Au moment où le livre commence, l’héroïne et narratrice Lucy Barton doit être au mitant de sa vie, c’est une écrivaine reconnue et elle partage sa vie avec son deuxième mari violoncelliste. Mais elle a eu une autre vie, elle s’est d’abord appelée Lucy-Barton-bordel-de- merde. Plusieurs années auparavant, elle a été hospitalisée pour une appendicite, et elle est restée 9 semaines à l’hôpital, pour des suites infectieuses qui ne seront jamais vraiment élucidées, maladie somatique ? Au cours de ces neuf semaines, sa mère, qu’elle n’a pas revue depuis des années, vient passer cinq jours et cinq nuits à son chevet. Le roman est une alternance de ces conversations entre mère et fille, et les scènes de souvenirs de son enfance. Une enfance pauvre, malheureuse, dans la crasse et la violence sourde, dans une petite ville de l’Illinois, où un vieux garage faisait office de maison, où le manque, de nourriture, de moyens, d’affection, rythmait le quotidien. La mère frappe parfois sans raison, le père, traumatisé par la guerre est peut-être même incestueux. Lucy Barton est celle qui a réussi à s’extraire de ce milieu originel. Sauvée par la lecture, elle a quitté cette famille, fait des études supérieures, s’est mariée, a eu deux filles, et habite New York. Elle n’est pas celle qui a trahi, mais celle qui s’est élevée. Rien ne sera jamais abordé frontalement dans ces discussions entre mère et fille, on frôle parfois les secrets, mais il n’y aura pas de règlement de compte frontal, juste un temps partagé d’attention et d’échange qui fera office de premier pansement : « C’est le son de la voix de ma mère dont j’avais besoin : ce qu’elle disait n’avait pas d’importance. »

Marion

article publié dans le numéro de rentrée de Pages des libraires

30 août 2017

A malin, malin et demi, Richard RUSSO

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24 € - La table ronde

Splendeur et misère de la middle class...

Le shérif de Bath est à l'image de sa ville : complexé et pas en grande forme. Il est le pivot de cette histoire qui comprend aussi une bonne galerie de personnages usés et souvent amusants ! Quelques caricatures bien senties au cœur d'une histoire serrée comme un ristretto, un peu folle et à l'ambiance délicieuse.

Romain

Les huits montagnes, Paolo COGNETTI

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Stock - 21,50 €

Une belle histoire d'amitié nous est racontée dans ce livre où le protagoniste va rencontrer un jeune homme de la montagne. Une histoire de filiation, de compréhension du monde et de soi-même. Empli de sagesse le roman déroule son fil au cœur des montagnes qui offrent un cadre majestueux à ces lignes : reposant et respirant.

Romain

13 juillet 2017

Sélection d'été !

Bonjour à vous,

Ci-dessous, vos libraires vous donnent quelques idées de lecture pour l'été :

Marion vous parle du dernier livre de Tanguy Viel aux éditions de Minuit...

Pas doué pour coller la vidéo et de toute façon, elle sortait du cadre alors cliquez sur l'image, et ça va bien se passer !

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On remercie TVnet Citoyenne qui accorde un place important au livre, à la lecture et à la librairie !

Et Romain, depuis La Rochelle, essaie de vous faire lire Jay McInerney, Irmgard Keun ou John Hull...

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Et ici, on remerciera beaucoup WebTvCulture, qui a filmé l'ensemble des RNL à la Rochelle !

Bon été, à bientôt !

 

Les Danaïdes

15 juin 2017

Vers la nuit, John HULL

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19€ - éditions du sous-sol

Je vous livre le 4ème de couverture qui est très bien fait et raconte bien ce qu'il y a dans cet ouvrage :

"Après avoir lutté des années durant contre des disques noirs qui envahissaient sa vue et subi plusieurs interventions chirurgicales, John Hull est devenu aveugle en 1983. Pour ne pas sombrer dans le désespoir, et pour tenter de comprendre, il raconte. La douleur de perdre le souvenir du visage de ses enfants, de sa femme. De sourire mécaniquement lors d’une conversation sans pouvoir distinguer en retour l’esquisse d’un sourire chez son interlocuteur. L’image qui tombe à jamais dans le néant, l’obscurité qui s’installe et l’enveloppe. Les réactions de son entourage, toujours bienveillantes, souvent maladroites. Il nous dévoile les détails les plus pratiques dus à son état. Comment appréhender un quotidien devenu un parcours semé d’embûches ? Comment rester père et éduquer ses enfants après avoir perdu la lumière à jamais ? À quoi rêve-t-on quand les ténèbres se sont installées pour toujours ?

Ce sont des mots d’une profonde justesse que John Hull a concentrés dans ce journal sensible et lumineux. Avec une extraordinaire honnêteté, il confie sa souffrance et ses tâtonnements, ses petites victoires et ses grands combats, sa lutte pour continuer de voir le monde autrement."

Voilà. Et moi j'en pense que c'est un livre marquant. Tout n'est pas égal mais il y a des passages d'une finesse assez incroyable, il touche et nous émeut. Parce que nous ne savons pas, nous ne connaissons pas, nous ne pouvons pas imaginer ce monde qui s'éteint, cet enfermement. C'est étonnant, et bien.

Romain

27 mai 2017

Une chance minuscule, Claudia PINEIRO, Actes Sud

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Grand format à 22 €

20 ans de fuite suite à un drame.

20 ans de remords et de regrets.

Y a-t-il une chance minuscule pour Marilé Lauria, aujourd'hui Mary Lohan, de revivre et surtout de rattraper le temps perdu ?

Un texte poignant.

Bénédicte

11 mai 2017

Les jours enfuis, Jay MCINERNEY

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22,50 € - L'Olivier

 

Les belles années, les jours enfuis... A l'image du loft qu'ils occupent (autrefois rêvé, aujourd'hui vieillissant), entre nostalgie, attrait du vide et crise existentielle, un couple new-yorkais affronte le gros temps. Le sentiment amoureux, le doute, l'unité, l'aventure, le quotidien et l'envie de vivre sont les thèmes autour desquels gravite le roman. On sent bien sûr la critique acerbe de cette bonne société new-yorkaise (très "darwinienne" précise l'auteur) mais qui n'est pas exempte d'une certaine tendresse. Les personnages ont du corps et une histoire, cela se fait agréablement sentir à la lecture (pour le meilleur ou pour le pire !). Leurs états d'âme en sont décuplés. Un peu de Friends (pour le goût 90's) et pas mal de James Salter (dilemmes éthiques/sentimentaux), Les jours enfuis est un roman qu'on ne lâche pas et qui mérite une belle mention !

ROMAIN

22 avril 2017

A toi, Claudia PINEIRO, Actes Sud/Babel

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Grand format à 18 € - Format poche à 6,80 €

D'un côté, nous avons un couple qui se déchire de façon improbable : ça décape.

De l'autre, nous avons leur fille adolescente qui se trouve confrontée à un problème autrement plus grave : ça remet les pieds sur terre.

A découvrir.

Bénédicte